Félix Mendelssohn
( 1809 - 1847 )

Jakob Ludwig Felix Mendelssohn est né le 3 février 1809 à Hambourg et mort le 4 novembre 1847 à Leipzig.

Son grand-père, Moses Mendelssohn, un des grands philosophes de l'Aufklärung, a gagné, grâce à sa notoriété, par lettre royale (1787), les droits civils, normalement refusés aux juifs, pour lui et sa descendance. Il s'allie à une famille de banquiers prospères (les Itzig). Les Mendessohn sont riches (mais Moses a connu une misère noire), ils cultivent sciences et arts, un moyen efficace d'intégration, comme l'ascension sociale du grand-père peut le montrer. On y est attiré par les idées nouvelles, la démocratie, le modernisme. On dirait aujourd'hui que les Mendelssohn sont des progressistes.

Son père Abraham Mendelssohn (1776-1835), après avoir travaillé dans une maison de commerce à Paris, revient à Berlin en 1804, où il est associé à son frère Joseph, dans la banque des « Frères Mendelssohn » (Bankhaus Gebrüder Mendelssohn).

Après son mariage avec Lea Salomon (177-1842), le couple s'installe à Hambourg. Ils ont quatre enfants Fanny Cäcilie (« Zippora »), Jakob Ludwig Felix, Rebekka, et Paul.

Suite à l'occupation des troupes françaises, la famille quitte Hambourg et revient à Berlin, berceau familial, en 1813. Leur maison devient un des grands lieux culturels de la ville

Les enfants Mendelssohn reçoivent un enseignement soigné et surveillé de près. Pour la musique, Lea, la mère, pianiste enthousiaste de la musique de Jean-Sébastien Bach, leur donne les premières leçons. Fanny et Félix se révèlent être des enfants prodiges.

La famille finit par adopter la religion protestante, et y ajoute « Bartholdy », un patronyme déjà porté par le frère de Lea, Jakob Salomon Bartholdy (1779-1825), et attaché à des terres, que les Mendelssohn héritèrent.

En 1816 et 1817, le famille est à Paris, où les enfants prennent des leçons de piano avec une pianiste réputée, Marie Bigot (Marie Kiéné Bigot de Morogues, 1786-1820).

En 1818 Félix achève sa scolarité élémentaire. Son père engage l'historien Gustav Adolf Harald Stenzel comme précepteur.

En octobre de la même année, il joue pour la première fois en public avec les cornistes Heinrich et Joseph Gugel, dans un trio de Joseph Wölfl. Toujours en 1818, il joue de mémoire le concerto « militaire » de Dussek (à la même époque, Fanny qui a 13 ans, interprète de mémoire les 24 Préludes du « Clavier bien tempéré » de J.-S. Bach)

Il prend des cours de violon avec C. W. Henning, violoniste de la cour (plus tard avec Eduard Rietz), en compagnie de Fanny, des cours d'orgues avec August Wilhelm Bach (1796-1869). Suit les répétitions de la « Singakademie », ditigée par Carl Friedrich Zelter, puis y intègre le chœur, comme alto.

À partir de 1819, Zelner devient le professeur de musique de Fanny et de Félix, dont la plus la ancienne composition documentée est son Lied zum Geburtstag meines guten Vaters, créé à Berlin le 11 décembre 1819.

En 1821, il crée, dans la maison familiale transformée pour l'occasion en théâtre, un Singspiel (comédie musicale), avec des musiciens de la chapelle royale.

Dès lors, il compose régulièrement des œuvres qui sont créées.

En 1821, le 18 juin, il assiste à Berlin, à la création du Freischütz, opéra manifeste du romantisme musical, de Carl Maria von Weber, il accompagne Zelner à Weimar, où il rencontre Goethe et Hummel.

À partir de 1822, les Mendessohn organisent des concerts dans leur maison, qui devient une attraction pour l'élite de la ville. Félix et Fanny y mettent particulièrement leur talent en valeur. La même année, la famille séjourne pour les vacances en Suisse, ce qui est une occasion, en chemin, de rencontrer des acterus de premier plan du monde musical, comme Louis Spohr à Kassel. Félix suit également des cours de dessin avec Johann Gottlob Samuel Rösel.

En 1824, le célèbre pianiste Ignaz Moscheles est à Berlin, il est engagé pour donner des leçons à Fanny et à Félix.

En 1825, Félix accompagne son père à Paris. Ils en profitent pour se frotter à l'élite musicale. Cherubini, qui dirige le Conservatoire émet un avis favorable sur Félix, plus tard, il presse son père de l'inscrire au Conservatoire de Paris. Quant à lui, il observe la vie musicale parisienne avec humour, et pense par exemple que Liszt (qui a 14 ans alors) a beaucoup de doigts, mais pas trop d'intelligence.

En 1826, la famille s'installe dans la Leipzigerstrasse. Félix traduit en allemand des comédies de Terence. La maison des Mendelssohn continue à être un important lieu de rencontre de la vie culturelle de Berlin, où se croisent entre autres, Heinrich Heine, Hegel ou Alexander von Humboldt.

En 1827, Félix Mendelssohn est inscrit à l'Université de Berlin.

En 1829, il crée (avec l'aide décisive de Fanny), à la « Singakademie » de Berlin, la Passion selon saint Matthieu, de J.-S. Bach, dont il avait reçu une copie quelques années auparavant de la part de sa grand-mère, Bella Salomon.

Il engage une longue série de voyages à l'étranger, qui commence le 21 avril 1829 à Londres, où il apparaît tant comme pianiste, chef d'orchestre et compositeur. Il quitte l'Angleterre en novembre.

Le 1er novembre 1830, il arrive à Rome. Il s'y lie d'amitié avec Berlioz. Il rencontre Donizetti à Naples, en avril. Visite Capri, Pompéi et le Vésuve, et en compagnie de peintres, dessine des paysages.

Il arrive à Paris le 9 décembre 1831, où il côtoie de nouveau une partie de l'élite musicale parisienne, dont Chopin, Kalkbrenner, Ferdinand Hiller, Meyerbeer, Pierre Baillot, Habeneck, mais aussi Heine. Il est atteint de choléra.

La 22 avril 1832, il est de nouveau en Angleterre. Il est de retour à Berlin à la fin du mois de juin.

En janvier 1833, il n'obtient pas la direction de la « Singakademie » de Berlin et refuse le poste d'assistant. Il obtient de Düsseldorf, une commande de trois œuvres pour la Société Philharmonique, la direction musicale de la 15e « Niederrheinisches Musikfest ». Le 13 mai, il est à Londres, où il joue en solo, avec Moscheles ou, en privé, avec Paganini.Les 26-28 mai, il est à Düsseldorf, pour remplir ses engagements.

Il est engagé comme directeur de la musique à Düsseldorf. Il fait encore un voyage à Londres en compagnie de son père, avant de prendre son poste le 1er octobre 1833.

Insatisfait de son poste, il a l'opportunité de prendre la direction de l'Opéra de Munich ou à Leipzig, celles de la Gewandhaus et de la Thomasschule. Il choisit l'offre de Leipzig.

On lui offre également la direction éditoriale de l'« Allgemeine musikalische Zeitung », édité par la maison Breitkopf & Härtel.

Il organise chaque année 20 concerts, dans lesquels il programme ses propres oeuvres, celles des contemporains, et les classiques viennois.

Son père meurt le 19 novembre 1835.

En mars 1836, il est docteur honoris causa de l'Université de Leipzig. Il quitte Leipzig, pour diriger le 18e festival de musique de Düsseldorf. A Frankfurt, il rencontre Cécile Jeanrenaud, fille d'un pasteur, avec laquelle il se marie le 28 mars 1837, ils visitent Freiburg et la Forêt noire, et plus au Sud, les bords du Rhein, à Koblenz et Bingen. Le 27 août, Félix est à Londres, puis à Birmingham. le 27 septembre il rejoint son épouse à Frankfurt, et son, le 1er octobre à Leipzig.

En 1838, il organise une série de « Concerts historiques », où sont honorés les maîtres du passé, « d'il y a cent ans à nos jours ». Il a de nombreux engagements comme chef d'orchestre dans diverses grandes villes allemandes.

En septembre 1841, Il est nommé maître de chapelle du roi Friedrich Wilhelm IV, et reçoit une première commande : les chœurs pour Antigone de Sophocle. Il est nommé directeur général de la musique et reçoit la charge de superviser la musique religieuse à Berlin. Il partage ses activités entre Leipzig, Berlin et l'Angleterre.

Sa mère meurt le 12 décembre 1842.

Il crée le Conservatoire de musique de Leipzig, qui ouvre ses portes le 3 avril 1843. Il y enseigne la composition, le chant, les instruments, Moritz Hauptmann, cantor de la Thomasschule, l'harmonie et la composition, Ferdinand David, le violon, Robert Schumann, le piano.

Il a, jusqu'à sa mort, une activité étourdissante. Il est un des plus célèbres musiciens des grandes places ouest-européennes


Références le site : http://www.musicologie.org/Biographies/m/mendelssohn_felix.html

Autre site : http://www.uquebec.ca/musique/catal/mendelssohn/menfbio.html


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