Gioacchino Antonio Rossini
( 1792 - 1868 )

Né à Pessaro (Italie) le 29 février 1792 - mort à Passy (France), le 13 novembre 1868

Son père, né en 1764, originaire de Lugo, devient trompette de la ville en 1790, il sera aussi inspecteur pour les boucheries. En 1798-1799, il est corniste au teatro, et impressario. Il est surnommé « Vivazza », pour son bon caractère. En 1791, il épouse une soprano, fille d'un boulanger, Anna Guidarini. Elle apparaît sur plusieurs scènes du nord de l'Italie, à partir de 1798.

Dans les années 1800, son père est congédié de ses emplois municipaux, et brièvement emprisonné, en raison de son engagement républicain. La musique est alors la seule ressource de la famille. Ses parents se produisent de ville en ville, Rossini est placé chez sa grand-mère à Pesaro, puis chez un commerçant de Bologne, mais il semble aussi avoir accompagné ses parents, puisqu'il est signalé au carnaval de Fano en 1801, comme violoniste alto. Il reçoit des leçons privées de piano d'un certain G. Prinetti.

Entre 1802 et 1804, la famille est réunie à Lugo. Son père lui enseigne le cor, et il bénéficie des leçons d'un prêtre, Don Giuseppe Malerbi. Ses premières compositions connues datent de cette époque, dont certaines sont signées par Giuseppe Malerbi.

En 1804, sa mère doit quitter la scène pour des raisons de santé, et la famille s'installe à Bologne. Rossini travaille le chant avec Angelo Tesei et le ténor M. Babini, le piano, le cor, et des instruments à cordes.

Il trouve des engagements à l'église et au théâtre comme chanteur, chef de chœur ou claveciniste.

Le 24 juin 1806, il est admis parmi les chanteurs de l'Accademia Filarmonica de Bologne, et en avril, comme étudiant au Liceo Musicale de Bologne. Il étudie d'abord le violoncelle, puis dès 1807, choisit de devenir maître de chapelle.

En 1809, il est directeur musical de l'Accademia dei Concordi.

Il compose sa première œuvre lyrique en 1810, pour le Teatro S. Moisè de Venise. Sa Farsa Il cambiale di matrimonio (la farce du contrat de mariage) a du succès, ce qui l'encourage à continuer dans cette voie. Rapidement, il compose pour de nombreuses scènes italiennes.

La pietra del paragone, est créée à la Scala de Milan, le 26 septembre 1812. Il enchaîne les succès : Tancredi, créé à la La Fenice de Venise, le 6 février 1813, L'italiana in Algeri, créée au teatro San Carlo le 22 mai 1813, Elisabetta, regina d'Inghilterra [ Elisabeth, reine d'Angleterre ] (1815), Il barbiere di Siviglia [ Le Barbier de Séville ] (1816), Armide (1817)

Entre 1818 et 1822, il est directeur artistique du teatro San Carlo de Naples. En 1822, il se marie avec la cantatrice Isabella Colbran (1785-1845).

Vienne, Paris, Londres, le consacrent dans les années 1820. En juillet 1824, de retour d'Angleterre, après le succès de Seminaride, il obtient un contrat d'un an de la maison royale de France, pour produire ses œuvres à l'Académie royale (Opéra), cinq mois plus tard, il est nommé à la tête du Théâtre italien à Paris, poste qu'il conservera deux années.

Il est ensuite nommé Premier Compositeur du roi et Inspecteur général du chant en France. Il sait faire fructifier ces charges lucratives, les rentes dont il bénéficie, et les gains produits par ses œuvres. Son opéra Guillaume Tell, créé le 3 août 1829, est un triomphe.

En 1830, la révolution lui fait perdre ses offices royaux, la même année, il se sépare de son épouse, et abandonne pratiquement toute son activité musicale. Il compose encore un « Stabat Mater », qui lui est commandé par un prélat espagnol. Cette œuvre a un grand succès. Il compose des pièces de circonstance, et de nombreuses œuvres de musique de chambre, réunies dans une série de recueils intitulés les Péchés de vieillesse, souvent teintés d'humour, voire de franche rigolade.

De 1836 à 1848, il vit en Italie, à Milan puis à Bologne, où il dirige le Liceo Musicale.

En 1846, il épouse en secondes noces Olympe Louise Alexandrine Descuillers, dite Olympe Pélissier.

En 1848, la Révolution de 1848 le met en fuite. Il s'installe définitivement à Paris après un séjour à Florence.


Références le site : http://www.musicologie.org/Biographies/r/rossini.html

Autre site : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gioachino_Rossini


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